Symboles de la République française : la liste
La République française reconnaît cinq symboles considérés comme officiels : le drapeau tricolore, la Marseillaise, la devise Liberté, Égalité, Fraternité, Marianne et le 14 juillet comme fête nationale. Trois autres symboles accompagnent ces cinq emblèmes sans avoir jamais reçu de statut officiel : le coq gaulois, le sceau de l'État et le faisceau de licteur. Cette question revient régulièrement dans les 40 questions à choix multiples de l'examen civique, sous la thématique « Principes et valeurs de la République ». Voici l'origine, la date et le sens exact de chacun, pour les connaître sans hésitation le jour de l'épreuve.
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Quels sont les symboles officiels de la République française ?
La Constitution de 1958 ne cite nommément que trois symboles à son article 2 : le drapeau tricolore, la Marseillaise et la devise Liberté, Égalité, Fraternité. Marianne et le 14 juillet complètent la liste généralement admise des cinq symboles officiels, sans figurer mot pour mot dans le texte constitutionnel, mais en s'appuyant sur une reconnaissance juridique ou historique tout aussi ancienne et solide.
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| Symbole | Statut | Origine ou date clé |
|---|---|---|
| Drapeau tricolore | Officiel (article 2 de la Constitution) | Adopté pendant la Révolution, 1789-1794 |
| Marseillaise | Officiel (article 2 de la Constitution) | Composée en 1792, hymne national depuis 1795 |
| Devise « Liberté, Égalité, Fraternité » | Officielle (article 2 de la Constitution) | Inscrite sur les bâtiments publics depuis 1880 |
| Marianne | Officielle par la tradition républicaine | Buste présent dans chaque mairie depuis le 19e siècle |
| 14 juillet (fête nationale) | Officielle (loi du 6 juillet 1880) | Commémore 1789 et 1790 |
| Coq gaulois | Non officiel | Apparu sous la monarchie de Juillet, 1830-1848 |
| Sceau de l'État | Non officiel, mais utilisé pour les actes constitutionnels | Adopté le 24 février 1848 |
| Faisceau de licteur | Officiel pour le seul ministère des Affaires étrangères | Adopté le 29 juillet 1912 |
Les huit lignes de ce tableau reviennent presque toutes, sous une forme ou une autre, dans les questions consacrées aux institutions et aux valeurs de la République. Les sections suivantes détaillent chacune de ces huit références, avec les dates exactes à retenir.
Le drapeau tricolore : que représente-t-il ?
Le drapeau bleu, blanc, rouge est le seul emblème graphique inscrit tel quel dans la Constitution. Il est né pendant la Révolution française, entre 1789 et 1794, de la réunion de deux couleurs : le blanc, couleur de la royauté, et le bleu associé au rouge, couleurs de la ville de Paris. Ses trois bandes verticales sont, en principe, de largeur égale.
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Un détail que peu de candidats connaissent avant de préparer l'examen civique : la marine nationale utilise une variante aux proportions inégales, 30 pour le bleu, 33 pour le blanc, 37 pour le rouge, afin de compenser un effet d'optique qui, avec des bandes strictement égales, ferait paraître le blanc plus large une fois le drapeau déployé au vent. Cette version reste une exception technique, réservée aux navires, et ne change rien à la définition constitutionnelle du drapeau civil, dont les trois bandes sont censées rester d'égale largeur.
Avant l'apparition du tricolore, les différents drapeaux de la France royale utilisaient déjà ces trois couleurs séparément, le blanc étant associé à la tradition militaire et royale, le bleu et le rouge à la ville de Paris et à sa garde nationale. La Révolution les réunit pour la première fois dans un même emblème à partir de juillet 1789, avant que la disposition en trois bandes verticales ne se stabilise dans les années suivantes. Le drapeau a ensuite traversé sans grand changement les régimes politiques qui se sont succédé depuis, jusqu'à la Cinquième République actuelle.
Le drapeau flotte sur tous les bâtiments publics, les mairies, les préfectures et les ambassades françaises à l'étranger. Il est hissé lors des cérémonies officielles, aux côtés du drapeau européen dans de nombreuses collectivités, et se retrouve sur la couverture des documents d'identité comme le passeport. Pendant l'examen civique, il est utile de savoir reconnaître le drapeau parmi des variantes proches, certaines questions proposant des drapeaux aux couleurs inversées ou aux bandes horizontales plutôt que verticales pour vérifier que le candidat connaît la disposition exacte.
La Marseillaise : pourquoi est-elle l'hymne national ?
La Marseillaise a été composée en 1792 à Strasbourg par Claude Rouget de Lisle, un officier du génie, comme chant de guerre destiné à l'armée du Rhin. Elle doit son nom actuel aux volontaires venus de Marseille qui l'ont fait connaître à Paris la même année, en la chantant tout au long de leur marche vers la capitale.
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Un décret de la Convention en fait l'hymne national officiel le 14 juillet 1795. Son statut n'a cependant rien d'une évidence continue : elle disparaît des cérémonies officielles sous l'Empire puis sous la Restauration, avant de retrouver sa place à chaque nouvelle période républicaine. Depuis 1958, son statut d'hymne national figure explicitement à l'article 2 de la Constitution, aux côtés du drapeau et de la devise.
La chanson complète compte plusieurs couplets, mais seul le premier, accompagné du refrain, est chanté lors des cérémonies officielles et des événements sportifs. Les autres couplets, plus rarement enseignés, restent peu connus même des candidats francophones de naissance : ce détail n'est pas exigé pour l'examen civique, qui se limite à l'identification de l'hymne et à sa date d'adoption.
Le titre original de l'œuvre n'avait d'ailleurs rien à voir avec Marseille : Rouget de Lisle l'avait baptisée « Chant de guerre pour l'armée du Rhin », en hommage aux troupes stationnées à Strasbourg au moment de sa composition. C'est uniquement sa popularité auprès des volontaires marseillais, puis son adoption par les Parisiens, qui lui a valu le nom sous lequel elle est connue aujourd'hui dans le monde entier.
D'où vient la devise Liberté, Égalité, Fraternité ?
Les trois idées de liberté, d'égalité et de fraternité ne datent pas de la Révolution française : on les retrouve séparément dans la pensée politique bien avant 1789. C'est la Révolution qui les réunit pour la première fois en un triptyque unique. En décembre 1790, Robespierre propose de les inscrire sur les uniformes et les drapeaux, mais l'Assemblée rejette alors sa proposition.
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À partir de 1793, des Parisiens peignent la formule sur les façades des bâtiments publics, d'abord sous une version plus longue et plus radicale, associée à la Terreur, qui disparaît ensuite du langage courant. La devise tombe en désuétude sous l'Empire, puis revient au premier plan lors de la révolution de 1848, où elle est inscrite dans la constitution de la Deuxième République.
C'est finalement sous la Troisième République, malgré des résistances initiales, que la devise devient réellement systématique : elle est inscrite sur les frontons des bâtiments publics à partir du 14 juillet 1880. Elle figure ensuite dans les constitutions de 1946 et de 1958, ce qui en fait aujourd'hui l'un des trois symboles cités mot pour mot dans le texte constitutionnel actuel, avec le drapeau et la Marseillaise.
Les trois mots pris séparément n'ont pas toujours été aussi consensuels qu'ils le paraissent aujourd'hui. La fraternité, en particulier, a longtemps divisé : certains y voyaient un simple idéal moral, d'autres une obligation concrète de solidarité entre citoyens, avec des implications économiques et sociales bien plus larges. Cette tension entre une lecture individuelle de la liberté et de l'égalité, et une lecture plus collective de la fraternité, traverse encore aujourd'hui une partie des débats sur l'application concrète de la devise, sans que cela remette en cause son statut de symbole officiel.
Qui est Marianne et que symbolise-t-elle ?
Marianne est la figure allégorique qui personnifie la République française depuis la fin du 18e siècle. Elle est presque toujours représentée coiffée du bonnet phrygien, un couvre-chef qui, dans la Rome antique, désignait les esclaves affranchis et qui est devenu, par extension, un symbole de liberté conquise.
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Contrairement au drapeau ou à la devise, Marianne ne repose sur aucun texte de loi qui la nommerait explicitement comme symbole officiel. Sa présence est pourtant universelle : un buste de Marianne orne la salle des mariages ou le hall d'accueil de chaque mairie de France, et son profil a longtemps figuré sur les timbres-poste et certaines pièces de monnaie. Depuis les années 1970, certaines communes choisissent de faire sculpter leur buste de Marianne en s'inspirant des traits d'une personnalité publique, une pratique locale sans valeur officielle qui ne concerne que les municipalités volontaires.
Marianne apparaît aussi, depuis 1999, dans le logotype officiel de l'État français, aux côtés du drapeau tricolore et de la devise républicaine. Ce logo commun identifie aujourd'hui les ministères, les préfectures et les ambassades sur leurs documents et leurs sites internet.
L'origine du prénom lui-même reste débattue chez les historiens, mais l'explication la plus souvent retenue veut que Marie et Anne aient compté, à la fin du 18e siècle, parmi les prénoms féminins les plus répandus dans les campagnes françaises. Associer ces deux prénoms revenait donc, symboliquement, à représenter le peuple ordinaire plutôt qu'une figure aristocratique ou religieuse, ce qui correspondait bien à l'esprit du nouveau régime républicain naissant.
Pourquoi le 14 juillet est-il devenu la fête nationale ?
Le 14 juillet est devenu fête nationale par une loi votée le 6 juillet 1880, sous la Troisième République. Le texte de cette loi reste volontairement bref et ne précise pas quel événement précis il commémore, ce qui n'a rien d'un oubli.
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Deux dates du 14 juillet peuvent en effet être commémorées. La première est la prise de la Bastille, le 14 juillet 1789, moment marquant du début de la Révolution et de la remise en cause de la monarchie absolue. La seconde est la fête de la Fédération, le 14 juillet 1790, une célébration pacifique de l'unité nationale et de la fraternité entre citoyens venus de toute la France. Les sénateurs qui ont porté la loi de 1880 ont volontairement laissé cette ambiguïté, pour que les républicains convaincus comme les modérés, plus réticents à célébrer la violence de 1789, puissent se retrouver autour d'une même date.
Depuis, le 14 juillet est marqué chaque année par un défilé militaire sur les Champs-Élysées à Paris, ainsi que par des feux d'artifice et des bals populaires organisés dans la plupart des communes françaises, quelle que soit leur taille. Contrairement à ce que beaucoup imaginent, la loi de 1880 ne mentionne d'ailleurs aucun de ces usages précis : le défilé militaire, les feux d'artifice et les bals se sont imposés progressivement, au fil des décennies, comme des traditions attachées à la date plutôt que comme des obligations légales.
Le coq gaulois, le sceau de l'État et le faisceau de licteur : les symboles non officiels
Trois autres symboles accompagnent les cinq précédents dans la culture républicaine française, sans jamais avoir reçu de statut constitutionnel comparable. Ils reviennent moins souvent dans les révisions, ce qui en fait justement un piège fréquent le jour de l'examen.
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Le coq gaulois n'a jamais été adopté officiellement comme emblème de la France. Son origine tient à un jeu de mots latin : le mot « gallus » désigne à la fois le coq et l'habitant de la Gaule. Ce symbole apparaît sous la monarchie de Juillet, entre 1830 et 1848, et reste aujourd'hui très présent en dehors du cadre institutionnel, notamment sur les maillots des équipes sportives nationales.
Le sceau de l'État, créé par le graveur Jacques-Jean Barre, est adopté le 24 février 1848 sous la Deuxième République. Il représente la Liberté assise, sous les traits de la déesse romaine Junon, coiffée d'une couronne rayonnante de laurier. Ce sceau sert traditionnellement à authentifier les actes constitutionnels les plus solennels, sans pour autant figurer parmi les symboles cités par la Constitution actuelle.
Le faisceau de licteur, enfin, est un emblème hérité de la Rome antique, où il représentait l'autorité du pouvoir. Il est adopté le 29 juillet 1912 par le seul ministère des Affaires étrangères, ce qui en fait un symbole officiel pour cette administration précise, mais pas pour l'État dans son ensemble. Dessiné par le sculpteur Jules-Clément Chaplain, il associe un bouclier à des branches de chêne et d'olivier, symboles de justice et de paix. On le retrouve aujourd'hui sur la couverture des passeports français et sur le livret de famille.
Ces trois symboles partagent un point commun qui explique pourquoi ils prêtent souvent à confusion pendant les révisions : chacun bénéficie d'une reconnaissance officielle partielle, limitée à un usage précis ou à une seule administration, sans jamais avoir été élevé au rang de symbole national au même titre que les cinq premiers. C'est cette nuance, entre reconnaissance partielle et statut pleinement officiel, que les questions de l'examen civique cherchent le plus souvent à vérifier.
Réviser les symboles de la République pour réussir l'examen civique
La question des symboles de la République appartient à la thématique « Principes et valeurs de la République », l'une des cinq thématiques officielles testées lors des 40 questions à choix multiples de l'examen civique. Les questions posées portent le plus souvent sur l'identification d'un symbole à partir de sa description, ou sur la reconnaissance d'une date clé parmi plusieurs propositions proches.
Pour retenir les cinq symboles officiels sans les confondre avec les trois symboles non officiels, un repère simple aide beaucoup de candidats : seuls le drapeau, la Marseillaise et la devise figurent mot pour mot dans la Constitution de 1958. Marianne et le 14 juillet s'y ajoutent par une reconnaissance historique et légale distincte, tandis que le coq gaulois, le sceau et le faisceau de licteur restent, chacun à sa manière, en dehors du texte constitutionnel. Retenir aussi les quatre dates les plus citées, 1795 pour la Marseillaise, 1848 pour le sceau, 1880 pour la devise et la fête nationale, et 1912 pour le faisceau de licteur, permet de répondre avec assurance à la plupart des variantes de cette question.
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Questions fréquentes sur les symboles de la République française
Combien y a-t-il de symboles officiels de la République française ?
Cinq symboles sont généralement considérés comme officiels : le drapeau tricolore, la Marseillaise, la devise Liberté, Égalité, Fraternité, Marianne et le 14 juillet. Seuls les trois premiers figurent mot pour mot dans la Constitution de 1958, à son article 2, tandis que Marianne et le 14 juillet reposent sur d'autres textes et sur la tradition républicaine.
Le coq gaulois est-il un symbole officiel de la France ?
Le coq gaulois n'est pas un symbole officiel : aucun texte ne l'a jamais adopté comme tel. Il tire son origine d'un jeu de mots latin entre « gallus », qui désigne à la fois le coq et l'habitant de la Gaule, et reste utilisé aujourd'hui surtout dans le sport, sans statut institutionnel.
Pourquoi le drapeau français est-il bleu, blanc, rouge ?
Le drapeau associe le blanc, couleur traditionnelle de la royauté, au bleu et au rouge, couleurs de la ville de Paris. Cette combinaison naît pendant la Révolution française, entre 1789 et 1794, et devient ensuite l'unique emblème graphique mentionné dans la Constitution actuelle.
Depuis quand la devise Liberté, Égalité, Fraternité est-elle officielle ?
La devise est inscrite sur les frontons des bâtiments publics à partir du 14 juillet 1880, sous la Troisième République, après plusieurs décennies d'usage informel depuis la Révolution. Elle figure ensuite dans les constitutions de 1946 et de 1958.
Les symboles de la République font-ils partie de l'examen civique ?
Cette question fait bel et bien partie du programme : elle relève de la thématique « Principes et valeurs de la République », l'une des 5 thématiques officielles couvertes par les 40 questions à choix multiples de l'examen civique organisé par l'OFII.
Qui a composé la Marseillaise et quand ?
Claude Rouget de Lisle l'a composée en 1792 à Strasbourg, comme chant de guerre pour l'armée du Rhin. Elle devient l'hymne national officiel par un décret de la Convention le 14 juillet 1795, avant d'être inscrite dans la Constitution de 1958.
Sources officielles
- Les symboles de la République, formation-civique.interieur.gouv.fr, support officiel de préparation à l'examen civique
- Les symboles de la République française, présidence de la République
- Liberté, Égalité, Fraternité, présidence de la République
- Quels sont les symboles et les emblèmes de la Ve République ?, Direction de l'information légale et administrative
- Fête nationale française, pour la loi du 6 juillet 1880